Tristan Felix
Ovaine
(ses Vies, ses Malheurs, ses Ires)


   

 

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36 + 36 + 36 = 108. Le compte tourne en rond, comme un nœuf multiple en quête de l’unité manquante. Les Vies, les Malheurs et les Ires suffiront-ils à épuiser l’existence poétique d’Ovaine ? Vouée à la métamorphose, elle éclot à chaque tour qu’engendre sa pensée, sous la forme de contelets oniriques et farcesques. Gare à l’enfance ! Ovaine est peut-être derrière vous, à vous barioler l’ombre ou vous raboter l’os. Sa solitude vous garantit une amitié pérenne. Polyglotte et ventriloque de son état, cet étrange personnage commerce bravement avec les bulles, les taupes, les méduses et les pétards, autrement dit avec l’au-delà.
Toujours fourrée dans quelque désert ou marigot, elle connaît un loup grêle qui veille sur elle, du bout de ses longues pattes pelées, qui toujours la retrouve lorsqu’elle s’est perdue. Elle repart aussitôt quêter des mondes qu’elle invente inlassablement, jour après jour, du rire aux armes, de l’ire aux larmes.
Dans son carnet de bal, elle n’a pas effacé les noms de Perceval, Don Quichotte, Alice, Buster Keaton, ni de Plume. Elle compte bien apprendre d’eux le pas de l’âne, contre un pet d’âme...

Un recueil de 108 « contelets » en trois bouquets de 36 chandelles, visité par 9 dessins à la plume - que du neuf - pour virer du rire aux armes et de l’ire aux larmes. Car la poète, comme son clown Gove de Crustace, ne souffrent aucune limite : ils doivent coûte que coûte tenter l’impossible pour découvrir l’infini du monde. Ovaine, petit personnage farcesque et passionné, est toujours affairée à mille quêtes saugrenues, où nous percevons tant de mini-drames et de belles victoires sur le temps, l’adversité, l’ennui. Sous forme de fabliaux énigmatiques, burlesques et tragiques, elle traite avec d’étranges créatures, des bulles, des taupes, des rats, une licorne, un chaman, un dalaï-doudou, des langues fêlées... De loin veille un loup grêle, aux pattes légèrement pelées, qui toujours la retrouve lorsqu’elle s’est perdue. Ovaine apprend à exister. *

L’auteur a été chaleureusement invitée par Sophie Noleau dans « ça rime à quoi », sur France-Culture. Diffusion en janvier encore non précisée.

* Ouvrage disponible auprès de l’éditeur :

-  Editions Hermaphrodite 56, rue des Fabriques, 54 000 Nancy. william.guyot@hermaphrodite.fr 15 euros (+ 1, 75 de frais d’envoi)
-  Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard, 75018 Paris
-  Librairie Anima, 3, rue Ravignan, 75018 Paris
-  chez Muriel Martin : 71 bis rue Philippe de Girard, 75018 Paris (+ 1,75 de frais d’envoi) tristanfelix@wanadoo.fr (chèques à l’ordre de Muriel Martin)

Au lieu de faire ses démolitions, sur les chantiers de devoirs Ovaine traîne. Ou est-ce le contraire, peut-être ?

Elle se glisse bel et bien entre les ouvriers et, juste avant que le bulldozer ébranle le bâtiment condamné, elle se rue sauvagement avec un marteau pour défoncer la porte.

Il y a toujours un chien qui garde la maison. Elle le détache et il se sauve, la peur dans les yeux.

Après, dans la poussière des gravats, tous deux regardent le grand rectangle transparent où des gens se démolissaient à faire leurs devoirs.

 

 




 

 

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